Quand c'est gratuit, le produit c'est toi ! (et tes amis)

Rédigé par Joseph MICACCIA 2 commentaires
When it's free, the product is you!

Les GAFAM proposent "gracieusement" des tas d'outils très puissants : il suffit de créer un compte... gratuit !

Faudrait-il être stupide de ne pas en profiter ?... puisque c'est gratuit ! Mais est-ce réellement gratuit ? 

Quel est le "business model" de ces entreprises ? Comment gagnent-t-elles de l'argent ? Car elles gagnent de l'argent, un gros paquet... des milliards de dollars !

Par exemple, voici le schéma décrivant le business model d'une d'un des géants du Net, GOOGLE :



Voici les précisions par son IA :


Les GAFAM mettent à disposition des tas d'outils très performants... gracieusement... pour attirer des milliards d'utilisateurs (comme précisé ci-dessus par l'IA de GOOGLE)... qui génèrent du contenu... que les GAFAM s'approprient (même si certaines s'en défendent) : oui, c'est écrit dans les CGU... en tout petit, noyé dans un océan de termes juridiques indigestes, mais c'est écrit ! De toute façon, personne ne les lit... les CGU ;-)

Ne serait-ce que pas instinct grégaire, ça génère du mouvement et même, indirectement, les gens ramènent d'autres gens, qui mettent des tas de données, personnelles et professionnelles sur les clouds "gratuits", qui ressortiront comme un boomerang, tôt ou tard. Au surplus, ledit contenu nourrit les IA... et en faisant fi du RGPD !

Exemple avec le drive : 
  • On a fait une sortie entre amis. 
  • Tout le monde a fait des photos.
  • Sur le drive de GOOGLE, quelqu'un a créé un espace "OpenBar" (accessible à n'importe qui depuis le Net)
  • ...Puis a invité ses collègues à y déposer leurs photos. 
  • Tout le monde (toute la planète, des inconnus) a pu piocher et re balancer sur d'autres plateformes...

C'est génial !

Mais ne jamais oublier : Quand c'est "gratuit", le produit... c'est toi ;-)

Et ne pas oublier, non plus, que les pirates sont à l'affût. D'ailleurs, selon le premier ministre, interviewé en suite aux nombreuses cyberattaques des sites du gouvernement (ANTS, ministère de l'intérieur, ministère des finances, etc.), cela serait [seulement] un problème d'hygiène numérique : la porte serait blindée... mais il ne faut pas dire aux pirates que la clé est sous le paillasson ;-)




Petites précisions juridique : En publiant des données (photos, vidéos etc), on est juridiquement "Directeur de publication" et l'hébergeur (plateforme) se lavera les mains en prétendant qu'il met a disposition seulement un "espace". Toutefois, il aura l'obligation légale de dire à la Justice tout ce qu'elle voudra savoir pour identifier le "Directeur de publication" (Nom, Prénom, adresse email, IP, etc.) et le "convoquer".

A savoir :
  • Les articles 226-1 à 226-8 du Code pénal encadrent strictement la diffusion d’une image, exigeant un consentement écrit clair et précis, même pour les situations anodines ou collectives ; 
  • La preuve d’autorisation, notamment pour les mineurs, relève d’une vigilance indispensable. 
  • Le défaut de consentement peut entraîner sanctions pénales sévères : un an d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende, y compris lorsque la diffusion concerne l’univers professionnel ou un usage commercial, la jurisprudence restant attentive aux cas particuliers.
  • Les exceptions (presse, intérêt général) demeurent très limitées : tout visage identifiable échappe difficilement à la protection, et l’obligation de documenter chaque accord s’impose, sous peine de contentieux immédiat.
DURA LEX SED LEX

Sources :


Joseph MICACCIA, RSSI & concepteur de SENTINELLA CyberProtection
Expert réseaux certifié & hacker éthique 
Initialement conçu pour détecter le trafic informatique suspect, SENTINELLA est un outil de 
sécurité informatique permettant aussi l’identification des preuves lors d'analyses forensiques.

2 commentaires

#1  - Moi a dit :

Au fait... Le Directeur de publication est responsable aussi des commentaires que les internautes postent sur son article. Pour la justice, lesdits internautes ne sont pas toujours identifiables... mais on s'en fiche car on tient un responsable : le "Directeur de publication"... qui doit "modérer" les commentaires.

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#2  - Joseph MICACCIA a dit :

DURA LEX SED LEX ;-)

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